Société - «La suite de nos actions futures seront définies après consultation avec nos bases.», dit Hadja Rabiatou Sérah Diallo

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  La première rencontre entre le gouvernement et les syndicalistes s’est achevée ce dimanche soir à la Bourse du travail sans pour autant permettre de dénouer la crise sociale ou de dissiper la menace de grève qui pointe à l’horizon. Cependant, elle a eu le grand mérite d’établir entre les parties le pont du dialogue et de la concertation préconisé par chacune d’elle en vue de trouver une solution idoine et apaisée par rapport à la plate forme revendicative syndicalistes au centre des débats. Selon Hadja Rabiatou Sérah Diallo que Guinéenews a pu joindre juste quelques minutes après la fin des travaux, cette réunion a été une occasion pour le mouvement syndical d’exprimer de vive voix au gouvernement ses préoccupations.

« La rencontre de ce soir nous a permis de faire état de nos inquiétudes au gouvernement. Nous lui avons réitéré l’ensemble de nos revendications couchées dans notre plate forme revendicative ainsi que nos différentes déclarations et la lettre ouverte adressée au général Sékouba Konaté, président par intérim, ministre de Défense nationale », nous a-t-elle déclarés.

« Faut-il saluer la prédisposition, la volonté et la détermination de chaque partie à aller au dialogue pour trouver une solution à nos revendications », a-t-elle confié à Guinéenews.

« Puisque c’était une prise de contact, après la présentation de notre plate forme revendicative, les deux parties ont décidé de répercuter les conclusions de ladite rencontre à leurs mandants respectifs. Les ministres délégués à la rencontre doivent rendre compte au gouvernement et nous aussi à nos bases », a remarqué l’icône féminine du mouvement social guinéen. Interrogée si la rencontre aura finalement permis d’éviter la grève prévue pour le mardi, 5 décembre prochain, Hadja Rabiatou affirme que l’avenir de leurs prochaines actions reste assujetti à la réunion qu’ils auront ce lundi et l’Assemblée générale qu’ils convoqueront le mardi, 5 décembre.

Sur les raisons du changement du lieu de la rencontre, c’est à dire du petit palais, siège de la primature et du Secrétariat général de la présidence de la République à la Bourse du travail, notre interlocutrice nous a invoqués des arguments liés à la peur qu’ils éprouvaient pour leur sécurité en ces lieux proposés par le gouvernement.

Par ailleurs de son côté, le ministre de l’Administration du Territoire et des affaires politiques a, au nom du gouvernement indiqué, à l’issue de cette réunion, que personne n’a aujourd’hui intérêt dans ce pays à ce que la maison Guinée brûle.

« Je crois que toutes les interventions qui ont été faites ici s’inscrivent parfaitement dans l’esprit de paix. C'est-à-dire contribuer à asseoir un climat de paix et de quiétude social dans notre pays… C’est pourquoi, il est à saluer les efforts des uns et des autres à converger vers la rechercher de la paix, la stabilité. Nous avons accepté de venir vers vous, parce que nous avons inscrit notre action dans la logique du dialogue et de l’apaisement », a-t-il souligné.

Parlant de la plate forme des syndicalistes, le ministre Frédérik Kolié, reconnaîtra volontiers le déficit de dialogue entre le gouvernement et les acteurs sociaux du pays. « Il est vrai que la plate forme que vous avez évoqué tout à l’heure comporte certains points qui méritent des analyses. Mais aussi, on peut vous dire que ce gouvernement n’a pas la prétention d’être un gouvernement parfait. Voilà pourquoi il est judicieux et très souvent autant que faire se peut nous informer, nous prévenir.

Le gouvernement et les syndicats doivent travailler main dans la main pour le bonheur du pays et du peuple de Guinée. Il y a un certain point de faiblesse par rapport au gouvernement. Cela est vrai comme pour tout gouvernement d’ailleurs. Nous allons travailler d’arrache pied à améliorer certains points de faiblesse, à rationaliser davantage les méthodes de travail. Mais aussi à faire suite aux revendications légitimes à la mesure de nos moyens… le chef du gouvernement a reçu mandat donc de gérer la situation pendant que le président est indisponible avec le ministre de la Défense.

C’est pourquoi nous sommes venus vers vous pour vous écouter et rapporter les conclusions arrêtées ici et que nous puissions au conseil des ministres apporter les réponses solides qu’il faudra pour sortir de cette situation d’impasse sociopolitique. Il faudra à l’avenir établir un cadre de dialogue permanent entre gouvernement et syndicats. Plutôt que de réagir que nous puissions agir au fur et à mesure… », martèlera le ministre de l’Administration du Territoire.

Représentaient le gouvernement à cette rencontre le général de division Mamadouba Toto Camara, ministre de la Sécurité, le commandant Mamadou Sandé des Finances, Louis M’bemba, l’ancien syndicaliste patron du SLECG, ministre de la Fonction publique, le commandant Kèlèti Faro, ministre Secrétaire général de la présidence. Les syndicats et la société civile étaient représentés par les principaux leaders des huit centrales syndicales et des structures de la société civile désormais rassemblés sous la bannière du Mouvement Social de Guinée.
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